Donner à voir la souffrance individuelle au travers d’histoires sans relief plutôt que le bonheur, tel est donc le credo de ceux qui nous informent.

Qui a pu échapper à la déferlante médiatique suite au crash de l’Airbus d’Air France qui assurait la liaison Rio/Paris ? Les médias se sont tous lancés à spectaculaire course aux scoops. Qui d’interroger des passagers ayant raté leur avion, d’aucun des clients de l’hôtel ayant déjeuné le matin même en compagnie des malheureux disparus. Les experts les plus chevronnés se sont livrés aux conclusions les plus sophistiquées quelques heures à peine après l’annonce de cet accident, sans le moindre élément technique en leur possession. Qui s’intéresse vraiment à ce qui n’est au final qu’un fait divers, certes tragique et spectaculaire, mais tellement rarissime ?

 

L’INA, via son baromètre mensuel, nous livre des éléments de réponse. En 2008, plus de 10% des sujets des seules éditions des grands journaux nationaux du soir étaient consacrés aux catastrophes et aux faits divers. Le téléspectateur – que nous sommes – a ainsi pu se livrer à un exercice de voyeurisme, tellement banal aujourd’hui.

 

Le fait divers prend peu à peu le pas sur l’analyse politique, économique et même sur le culturel. TF1, France 2 et M6 semblent s’être lancés dans une course folle aux sujets les plus compassionnels, sans que l’information en soit systématiquement vérifiée. Le Théâtre et le Cinéma se sont d’ailleurs saisis de ce sujet. Jean-Marie Besset puis André Téchiné, par exemple, ont en ainsi respectivement tiré une pièce de théâtre et un film retraçant de l’histoire de cette jeune fille non juive qui avait prétendu, en 2004, avoir été victime d’une brutale agression antisémite sur la ligne du RER D.

 

Donner à voir la souffrance individuelle au travers d’histoires sans relief plutôt que le bonheur, tel est donc le credo de ceux qui nous informent.

Nécrologies prématurées

Comment convaincre nos électeurs que le Parti socialiste est un parti d’avenir après avoir entendu égrainer par une partie de nos camarades les nécrologies les plus éloquentes sur la mort annoncée de notre Parti ? Il ne fait de doute pour aucun d’entre nous que ces élections ont été un échec. Mais d’une telle défaite, on se relève et on construit l’avenir. Quelle image donnons-nous de nous-mêmes en nous détruisant de l’intérieur ?

Toutes formes de conclusions hâtives doivent être prises avec précaution. Seul un tiers des Français est venu voter, et les jeunes se sont très fortement abstenus. L’UMP a fait le plein de voix, reculant même fortement si l’on compare à son score des présidentielles. La seule addition des résultats du PS et d’Europe-Écologie donne le même score que l’UMP, preuve que la Gauche n’est pas si mal en point. Comment par ailleurs oublier qu’il y a à peine un an, les listes conduites par Bertrand Delanoë étaient brillamment reconduites à Paris ? Que lors des dernières régionales plus de 20 exécutifs socialistes ont été élus ? Notre parti perd de manière inquiétante les élections à enjeux nationaux, mais le PS est un parti de gouvernement crédible, pour peu que nous en soyons encore nous-mêmes convaincus. Les élus parisiens devraient nous en convaincre : Rémi Féraud, Mao Péninou, Colombe Brossel, Guillaume Balas et bien d’autres encore, et encore dans notre arrondissement Richard-Jean-Baptiste, Claire Guidi, Julien Landel, Gaël Lapeyronnie et Claudine Mukizwa. Cette nouvelle génération d’élu(e)s doit pouvoir trouver sa place au sein de notre parti.

Il est de bon ton de parler de « renouveau », de « refondation », de « reconstruction »… mais au-delà des mots, nos électeurs attendent des actes. Le non-cumul des mandats est ainsi un acte fort, permettant à celles, et ceux qui se sont engagés en politique, par conviction, d’y avoir toute leur place. Un mandat politique n’est pas un métier et nul n’en est propriétaire. Cette course effrénée à l’individualisme n’est pas crédible pour nos électeurs qui n’ont cure de notre nombrilisme. Le temps n’est pas un allié pour notre Parti et la dynamique gagnante ne se décrète pas, elle se construit.

Hadopi censuré. Albanel s’en félicite.

Le Conseil constitutionnel censure une part importante de la loi Hadopi Création et Internet et que fait la Ministre de la Culture ? Elle s’en félicite. Censé certainement apparaître comme une habile manœuvre suite au vote difficile de cette loi, cette démarche est osée et maladroite. Car c’est bien un désaveu cinglant que les sages ont infligé au gouvernement.

 

Les sages du Palais Royal ont ainsi estimé que «la liberté de communication et d’expression, énoncée à l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, fait l’objet d’une constante jurisprudence protectrice par le Conseil constitutionnel […] Cette liberté implique aujourd’hui, eu égard au développement généralisé d’internet et à son importance pour la participation à la vie démocratique et à l’expression des idées et des opinions, la liberté d’accéder à ces services de communication au public en ligne ». En conséquence, seul le juge peut décider d’une restriction des libertés aussi grave qu’une coupure de l’accès à internet.

 

Cette position est la même que celle qu’avaient exprimée les députés européens: par 407 voix contre 57 et 10 abstentions, ils avaient estimé le 6 mai que les droits fondamentaux des internautes ne pouvaient être restreints « sans décision préalable des autorités judiciaires ». Autre motif retenu par le Conseil constitutionnel: la loi censurée méconnaît la présomption d’innocence puisqu’elle prévoit de sanctionner le titulaire du contrat d’abonnement à internet.

La question du téléchargement illégal n’est donc toujours pas résolue. A suivre.

Il nous faut maintenant nous serrer les coudes, garder la tête haute et regarder fièrement devant nous.

La déception est grande face à ce faible score du PS. Seuls Harlem Désir et Pervenche Pérès accéderont ainsi au Parlement européen; Benoit Hamon n’a malheureusement pas été élu, et je le regrette, lui qui incarne le renouvellement de notre parti. Nos divisions, non résolues suite au Congrès de Reims, n’ont pas échappé à nos électeurs qui nous ont adressés un très sérieux avertissement. Mais c’est toute la social-démocratie européenne qui accuse de sérieuses corrections, comme en Allemagne, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne ou encore en Espagne. Seules exceptions à cette débâcle, le Danemark et la Grèce qui résistent à cette déferlante bleue en Europe.

 

Dans le 4ème, les résultats sont à l’image des autres arrondissements parisiens : un taux de participation de 51%, 31.4% pour la liste Europe-Ecologie, 28.7% pour l’UMP, 15.4% pour le PS, 5.3% pour le Modem et 4.14% pour le Front de Gauche. Ces résultats indiquent néanmoins une nette avance de la Gauche dans notre arrondissement, seule bonne nouvelle de la soirée.

Je voudrais enfin remercier les militants qui ont participé à la campagne en prenant part aux tractages, aux balades communes, aux boitages et aussi celles et ceux qui ont assuré le bon déroulement des opérations de votes en présidant des bureaux , en acceptant d’être assesseur ou encore délégués de liste.

Cette bataille a été rude, les résultats sont décevants, et d’autres épreuves nous attendent. Il nous faut maintenant nous serrer les coudes, garder la tête haute et regarder fièrement devant nous.

Il faut donner un nouveau sens pour l’Europe


Citoyens d’abord : Un nouveau sens pour l’Europe

 

 

 

J-5 pour les élections Européennes. Si certains sondages indiquent que le PS serait sous la barre des 20% des intentions de vote, et nous savons que symboliquement cela serait mauvais pour notre parti, il ne faut pas pour autant se démobiliser. Les élections européennes ont rarement passionné les Français et la saturation de l’espace médiatique par Sarkozy n’aide pas à une médiatisation du 7 juin. Par ailleurs,  l’UMP commence à montrer de vifs signes d’inquiétude, d’autant qu’il semble que le parti présidentiel soit arrivé à son maximum de voix. Ne nous laissons pas non plus perturber par un Modem qui surfe entre la gauche et la droite en fonction du baromètre politique et une myriade de partis de gauche qui pour la plupart refusent les responsabilités gouvernementales. Le PS a des arguments solides : son  socle commun aux 27 partis socialistes et socio-démocrates de l’Union Européenne qui doit permettre au PSE, s’il est majoritaire au Parlement, d’inverser la vapeur libérale qui souffle sur l’Europe.

 

Mais ne nous y trompons pas, cette campagne est de notre responsabilité collective. Chacun d’entre nous à pu prendre part (et peut encore) aux opérations de tractage, aux balades, aux meetings organisés dans Paris, par la section et la Fédération ou encore participer à des débats sur des blogs. Victoire ou échec seront donc du ressort du collectif. Mais le premier échec serait de ne plus y croire. Il nous reste une semaine pour mobiliser autour de nous. Ces derniers jours sont décisifs. Venez voter le 7 juin !

Cette campagne des Européennes est de notre responsabilité collective

J-6 pour les élections Européennes. Si certains sondages indiquent que le PS serait sous la barre des 20% des intentions de vote, et nous savons que symboliquement cela serait mauvais pour notre parti, il ne faut pas pour autant se démobiliser. Les élections européennes ont rarement passionné les Français et la saturation de l’espace médiatique par Sarkozy n’aide pas à une médiatisation du 7 juin. Par ailleurs,  l’UMP commence à montrer de vifs signes d’inquiétudes, d’autant qu’il semble que le parti présidentiel soit arrivé à son maximum de voix. Ne nous laissons pas non plus perturber par un Modem qui surfe entre la gauche et la droite en fonction du baromètre politique et une myriade de partis de gauche qui pour la plupart refusent les responsabilités gouvernementales. Le PS a des arguments solides : son  socle commun aux 27 partis socialistes et socio-démocrates de l’Union Européenne qui doit permettre au PSE, s’il est majoritaire au Parlement, d’inverser la vapeur libérale qui souffle sur l’Europe.
Mais ne nous y trompons pas, cette campagne est de notre responsabilité collective. Chacun d’entre nous à pu prendre part (et peut encore) aux opérations de tractage, aux balades, aux meetings organisés dans Paris, par la section et la Fédération ou encore participer à des débats sur des blogs. Victoire ou échec seront donc du ressort du collectif. Mais le premier échec serait de ne plus y croire. Il nous reste une semaine pour mobiliser autour de nous.