Notre parti s’est lancé dans une indispensable refondation

Notre parti s’est lancé dans une indispensable refondation intellectuelle et idéologique qui doit nous permettre d’affirmer une identité de gauche claire, attractive, incarnation les aspirations d’une majorité de Français. Pour cela, nous devons prendre le temps et nous donner les moyens d’un débat ambitieux et approfondi. Tel est l’objet de la convention nationale sur le nouveau modèle de développement économique, sociale et écologiquedont les travaux vont commencer et qui se confluera au mois de mai 2010.

 

La préparation de cette convention doit répondre à plusieurs exigences. Elle doit tout au long du processus associer pleinement des experts, intellectuels, des chercheurs aux militants et sympathisants. Le Bureau national a confié la présidence du comité de pilotage à Pierre Moscovici. 13 ateliers de travail devront réfléchir à 3 grands thèmes : un nouveau modèle d’écodéveloppement au service du progrès, relancer le progrès social, réhabiliter l’intervention publique. Un site internet dédié sera prochainement mise en place, accessible depuis  http://www.lafrancequonaime.fr/

 

« Vous être Français, prouvez-le »

Les difficultés croissantes que les Français nés à l’étranger ou nés en France de parents étrangers ou devenus français par naturalisation rencontrent à chaque renouvellement de pièces d’identité, la nécessité de devoir, à chaque fois, prouver leur nationalité, traduisent un climat de suspicion intolérable, et une peur de l’étranger dont il faudrait se prémunir à toutes forces.

C’est pourquoi la ligue des droits de l’homme et Daniel Karlin ont lancé un appel « dénonçant une logique résultant d’une peur de l’Étranger, dont il importerait de se prémunir à toute force, y compris en suspectant des millions de Français. Et parce que nous refusons que ces situations se règlent par des passe-droits en faveur de ceux qui ont les moyens de protester contre de telles discriminations, nous exigeons que le gouvernement y mette un terme et rétablisse un traitement normal et égal pour tous de la délivrance des pièces d’identité.»

Il y a quelque chose d’intolérable à faire ainsi de millions de Français d’origine les plus diverses des personnes suspectes a priori de fraude, puisque ce sont à elles de prouver leur nationalité et non à l’administration de démontrer une fraude ou une erreur, loin de simples « désagréments administratifs » décrit par le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux.

Signez l’appel pour que le gouvernement « rétablisse un traitement normal et égal pour tous de la délivrance des pièces d’identité ».

A titre personnel, j’ai signé avec empressement cet appel, confronté moi-même, il y a quelques années aux questions de l’administration qui cherchait à prouver ma nationalité française, à l’occasion du renouvellement de ma carte d’identité – et encore les directives ministérielles étaient plus souples qu’elles ne le sont aujourd’hui.

 

Né d’une mère française, et d’un père danois, en Belgique, le fonctionnaire me demander de prouver que je suis bien Français. Bien que disposant d’un passeport en bonne et du forme, ce dernier me répond qu’il s’agit d’un titre de voyage et non d’un titre d’identité. Il est pourtant indiqué « de nationalité française » sur la page numéro 3, mais bien que jamais inquiété pas la douane lors de mes déplacements, j’en conclue que l’administration française m’a procuré un faux document. Je dispose également d’un extrait officiel de mon acte de naissance délivré à Nantes, mais là aussi, refus du fonctionnaire. Heureusement, je dispose de ma carte d’électeur. Sauvé, je pourrai disposer de ma carte d’identité.

 

La conclusion de cette malheureuse histoire, désormais si courante pour des milliers de concitoyens ? Français par filiation, éduqué dans le système français, il est presque vexant de devoir prouver son appartenance à un pays que l’on a toujours considéré comme le sien. Comble du paradoxe, j’ai même signé lors de mes 16 ans, mon souhait d’être français en m’inscrivant sur les liste de recensement militaire et renié ma deuxième nationalité.

En ce début d’année, je vous adresse mes meilleurs vœux

En ce début d’année, je vous adresse mes meilleurs vœux. Si je ne devais n’en formuler qu’un seul, ce serait celui d’un parti socialiste largement gagnant lors des prochaines élections régionales, un mouvement politique qui retrouverait toute sa crédibilité auprès des sympathisants de gauche et une structure militante en ordre de marche pour préparer 2012. Tous ensembles, convaincus que le socialisme peut changer la société, opposés à la politique d’un Nicolas Sarkozy et de son gouvernement détournés de nos priorités, nous pouvons agir pour ce changement.

 

Le Parti ne cesse d’ailleurs de se moderniser et investit massivement le net, notamment avec la « Coopol », la coopérative politique, à la fois réseau social et outil d’organisation. Premier objectif, il s’agit tout d’abord de simplifier et de faciliter le travail des fédérations et des sections. La CooPol permet ensuite aux militants d’échanger plus directement entre eux, avec par exemple des outils de travail collaboratif et d’action sur le terrain. Le troisième objectif est d’ouvrir le réseau sur l’extérieur, aux sympathisants qui veulent se mobiliser à nos côtés. Un aperçu sur : http://www.lacoopol.fr/