La crise a bon dos

La crise qui frappe actuellement la France, l’Europe et plus largement le monde entier, a bon dos pour justifier des coupes sombres dans les services publics et les dépenses sociales. Le Gouvernement reste muet sur ces questions, qui pourtant hypothèquent lourdement l’avenir de notre pays. Le Président préfère s’en prendre à ses prédécesseurs, Mitterrand et même – plus risible – Chirac, comme si la droite ne gouvernait pas ce pays depuis près de 10 ans. Au final, ce sont encore les plus faibles qui payeront le prix de ce plan de rigueur, et les collectivités locales seront une nouvelle fois amenées à prendre en charge l’addition d’un État qui se défausse sans cesse sur elles, avant de crier au dérapage des finances publiques. Et pendant ce temps, le Gouvernement nous bassine avec l’insécurité, thème récurent de ceux qui cherchent à se réfugier dans la peur de l’autre. Triste constat d’un Président bien incapable de nous gouverner, plus occuper à soigner ses amis du Fouquet’s que les Français.