Il y a des limites à la décence

Les attaques ad nominem n’ont pas leur place en politique. Il s’agit de défendre des idées, des valeurs, des principes. Mais comment ne pas être choqués devant une telle débauche d’indécence de la part de certains (ex) membres du Gouvernement ? L’ancienne ministre du logement rémunérée 9500 € pour une mission sur la mondialisation, une secrétaire d’Etat clamant à qui veut l’entendre qu’elle habite (encore) dans un HLM et qui met à disposition de sa famille son logement soi-disant transformé en salles de réception, un ministre de l’Industrie, non content de se servir de jets privés comme d’aucuns se servent de taxis, qui possèdent deux logements de fonction ou encore un autre secrétaire d’Etat dans le collimateur du fisc. Ne parlons même pas de certains élus qui perçoivent leurs indemnités, sans même se rendre dans les assemblées censées les accueillir et qui se font les chantres de l’éthique en politique.

 

Il ne s’agit pas de tomber dans le populisme primaire, ni de remettre en cause certains avantages en nature des hommes et femmes politiques au service de notre pays. Chacun peut comprendre que certaines fonctions nécessitent la mise à disposition de moyens matériels importants. Mais il y a des limites à la décence et il y a lieu de s’interroger sur cette République des privilèges ou des privilégiés adepte du double discours. Celles et ceux qui nous gouvernent, au niveau national ou au niveau local ne sont ils pas censés nous montrer l’exemple ?

 

C’est dans ce contexte, d’une France qui souffre de la crise mondiale, que le Parti Socialiste se rénove. Nous serons en effet amenés à voter le 24 juin sur la Rénovation de notre Parti. Avec ce texte, qui est la mise en application du vote d’octobre 2009, le PS veut offrir une nouvelle alternative en 2012. Pour la Gauche, la conduite de la nation n’a de sens que si elle s’accompagne d’un nouveau souffle pour sa démocratie. La rénovation du pays et la rénovation du Parti Socialiste sont intimement liées. Pour que les Français nous fassent pleinement confiance, nous devons commencer par nous rénover nous-mêmes, c’est une question de crédibilité. Lors du Congrès de Reims, par-delà leurs différences, voire leurs divergences, toutes les motions présentées aux militants ont porté cet élan rénovateur et cette exigence d’exemplarité socialiste