Subvention exceptionnelle au Samu Social

Le Maire de Paris a réagi aujourd’hui à la situation des sans abri à Paris et en Ile-de-France qui est insupportable.

 

« L’Etat, qui a l’obligation légale d’accueillir inconditionnellement toute personne sans solution d’hébergement, s’est rendu responsable de cette crise en réduisant considérablement le budget du Samu Social et en décidant la suppression de 5000 nuitées hôtelières par jour dédiées aux familles sans-abri en Ile-de-France.

 

« Depuis cette décision, intervenue il y a quelques semaines, plusieurs centaines de familles se retrouvent ainsi à la rue, sans aucune solution d’accueil. Un grand nombre d’entre elles ont même dû se réfugier dans les services d’urgence des hôpitaux parisiens qui sont aujourd’hui saturés. Le gouvernement, en dépit de cette situation dramatique qu’il a directement créée, refuse de rétablir les crédits nécessaires au bon fonctionnement du Samu Social. Mercredi 20 juillet, le secrétaire d’Etat en charge du logement a annoncé que l’Etat n’offrirait des possibilités d’accueil en logement aux familles mises à la rue qu’à la fin de l’année.

 

« Cette attitude irresponsable et cynique met en danger des femmes, des hommes et des enfants en situation de grande précarité avec le risque de reconstitution de campements indignes. Le gouvernement est le seul responsable de cette crise, car l’hébergement d’urgence relève strictement de sa compétence.

 

« Face à l’immobilisme de l’Etat, pour tenter d’endiguer cette crise humanitaire, la Mairie de Paris a décidé d’allouer au Samu Social une subvention exceptionnelle permettant de financer la mise à l’abri humanitaire immédiate de la centaine de familles réfugiées dans les services d’urgence des hôpitaux. Ce dispositif s’étendra sur deux mois, le temps que la solution pérenne annoncée par M. Apparu soit effectivement mise en œuvre.

 

« La Ville de Paris ne devrait pas avoir à se substituer à l’Etat. Mais il est du devoir de notre collectivité de répondre à ces situations humaines tragiques, et de venir en aide à ces familles abandonnées. »

 

Crée en 1993, par Xavier Emmanuelli, avec l’aide d’ailleurs de la Mairie de Paris, le Samu social de Paris a mis sur pied les premières équipes Mobiles d’Aide dont la mission consistait à « Aller à la rencontre des personnes, qui, dans la rue, paraissent en détresse physique ou sociale ». A l’instar du SAMU Médical dont il a tiré son nom et qui va au devant des victimes d’accident, le Samusocial de Paris va à la rencontre des personnes sans-abri considérées comme des victimes car n’étant plus en mesure d’appeler les secours.

 

Le 20 juillet dernier, son fondateur a démissionné tout en critiquant les coupes budgétaires : une baisse de 25% du financement de l’hébergement d’urgence. Le Secours Catholique ou encore Emmaüs France ont réagi à cette démission qui est le reflet d’un ras le bol des acteurs sociaux, alors que plus de 100 000 personnes sont à la rue.

 

Lors de la campagne présidentielle de 2007, le futur président de la République n’avait-il pas formulé : « Je veux si je suis élu président de la République que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. » « Le droit à l’hébergement, c’est une obligation humaine. Si on n’est plus choqué quand quelqu’un n’a plus un toit lorsqu’il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société, où vous voulez que vos enfants vivent en paix, qui s’en trouvera remis en cause. ». Il semble malheureusement que les plus démunis ne soient perçus que comme une semble charge pour l’Etat et que le mot solidarité ait perdu de son sens.

 

Les gays new-yorkais se disent « yes »

Depuis hier, les couples homosexuels peuvent se marier dans l’Etat de New York. En approuvant cette loi, l’État de New York est devenu le sixième et le plus important à autoriser le mariage gay aux Etats-Unis, le Maire de New-York, Michael Bloomberg, n’ayant pas hésité à braver les polémiques et à marier deux de ses collaborateurs.

 

De l’autre côté de l’Atlantique, deux tiers des Français sont désormais favorables au mariage homosexuel, face à une majorité parlementaire hostile à toute évolution, voir franchement idiote n’hésitant pas à amalgamer homosexualité et pédophilie, voire zoophilie ou encore cherchant à promouvoir un modèle familial « durable »…

 

L’Assemblée nationale a rejeté en juin la proposition de loi socialiste visant à ouvrir le mariage à tous les couples sans discrimination retardant encore plus l’entrée de la France parmi les pays progressiste aux côtés de l’Afrique du sud, l’Argentine, la Belgique, le Canada, l’Espagne, l’Islande, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal ou encore la Suède.

Quelle ambition pour l’art et la culture en 2012 ?

Ce vendredi 15 et samedi 16 juillet, le Parti Socialiste organise les rencontres d’Avignon pour la culture, sous la houlette de Sylvie Robert, Secrétaire nationale à la culture et de son adjointe Karine Gloanec Maurin, ainsi que de Christian Paul, Président du Laboratoire des idées. L’occasion de prendre connaissance de quelques extraits de la Contribution au projet culturel du Parti socialiste.

« Parce qu’il n’est pas de meilleur facteur de lutte contre les inégalités ; parce que rien n’incarne mieux le nécessaire pari sur l’avenir de l’économie de l’intelligence ; parce qu’elle accompagne la transformation de nos modes de vie… la culture s’inscrit d’évidence dans le projet du Parti socialiste et doit faire l’objet d’une grande politique publique.

« La France reste une nation de premier plan dans le domaine culturel, par ses capacités de création artistique, sa langue, son patrimoine, ses industries créatives…
En ces temps précipités où l’anecdote et l’urgence ont pris le pas sur la réflexion et
la pensée, où la crise a révélé un véritable effondrement des valeurs de notre civilisation, penser le projet du PS exige de penser un projet culturel fondé sur le partage, la justice et la solidarité, axé sur le soutien à la création et sur l’accès de tous à l’art.

« La culture est au cœur de ces valeurs qu’elle véhicule bien au-delà de nos frontières, contribuant par là même à leur rayonnement. Sans travail de la pensée, il n’y a pas d’émancipation, de celle qui donne à tous accès aux ressources de la parole, à la révélation du sensible et ouvre la perspective d’un monde autre ; où chacun dans sa propre puissance créative a un rôle à jouer.

« Une société du « bien-être », de l’attention réciproque est une société de culture, où les acteurs des arts participent pleinement du sens de la vie en commun. Il s’agit de donner à chacun les moyens de s’exprimer, de comprendre le monde et surtout de prendre part à sa transformation.

« Nous vivons dans l’ère de l’individualisme, du rejet de la différence et de l’absence de débats, de l’asphyxie progressive des lieux de pensée qui poussent aux extrêmes. L’école est malmenée, la recherche fragilisée, l’art et la culture aspirés de plus en plus par les seules forces du marché. C’est bien à une crise des valeurs et du symbolique à laquelle nous assistons, face à une certaine idée de
notre République.

« Confronté aux grandes mutations contemporaines, il devient nécessaire de redéfinir les enjeux du vivre ensemble pour construire l’avenir. Il faut défendre l’idée que l’art est nécessaire au monde, que la création contemporaine est à même de révéler les enjeux réels et symboliques de notre société. C’est donc le rapport à l’art qu’il faut transformer en faisant comprendre que la culture n’est pas un luxe réservé à une élite ou un simple divertissement dénué de sens.

« Nous assistons à une explosion du champ artistique et culturel, avec une diversification et une multiplication des pratiques artistiques, une transgression des frontières disciplinaires, un bouleversement de la relation espace-temps, l’irruption du numérique… Les évolutions des modalités de création et de réception des oeuvres, l’empreinte forte des industries culturelles sur notre quotidien ainsi que la modification de la production et de la diffusion de la connaissance se sont accompagnées de recompositions profondes et durables du rapport entre le citoyen, la création artistique, le savoir et la culture en général.

« Face à ces grandes mutations, le projet des socialistes pour la culture appelle une autre approche où le souci majeur est de recréer, face à ce paysage éclaté, sens commun et liens, conditions premières d’une société en mouvement. »

Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, a ainsi exprimé son souhait d’augmenter de « 30 à 50 % le budget de la culture ».  « On est à 2,7 milliards aujourd’hui. Il faut regarder la totalité: c’est 10,7 milliards, la culture : 7 milliards venant des collectivités locales, 2,7 de l’Etat. C’est à l’évidence totalement insuffisant, et si on veut avoir une véritable politique d’Etat, il faut une augmentation de 30 à 50 % du budget de la culture », a-t-elle avancé. « Ça fait entre 600 millions et 1 milliard d’euros. La détaxation des heures supplémentaires, ça coûte 4,5 milliards. Avec ces 4,5 milliards, (…) On pourrait donner 1 milliard à la culture ». « Il y a des marges de manœuvre dès lors qu’on fait des choix politiques », a-t-elle assuré.

Martine Aubry, candidate aux Primaires de la Gauche

Martine Aubry est désormais candidate aux Primaires de la Gauche qui se tiendront les 9 et 16 octobre prochain. Deux lieux culturels emblématiques ont ainsi été choisis, l’un pour le lancement de la campagne, l’autre pour la présentation de son équipe : la gare Saint-Sauveur à Lille et le Musée du Montparnasse à Paris : la gare Saint Sauveur, réhabilitée en 2009 par la Mairie de Lille acceille tout au long de l’année une programmation culturelle de qualité tandis que le Musée du Montparnasse symbolise le Paris de la création des XIXè et XXè siècles au coeur de Paris.

 

«J’ai vu le désarroi et la colère mais j’ai aussi vu une profonde envie, un désir d’agir, puissant», a indiqué Aubry.  «Oui, la France connaît des heures difficiles. Je suis résolue à me battre de toutes mes forces pour lui redonner avec vous un avenir». Et de décliner ses priorités : des «services publics rénovés», une «fiscalité redevenue juste», «l’égalité des droits», notamment «entre les femmes et les hommes dans le domaine salarial».

 

Si la Primaire doit permettre aux citoyens de gauche de déterminer le candidat qui à leurs yeux peut gagner en 2012, elle n’a pour aucun cas vocation à diviser les Socialistes. Martine Aubry s’est ainsi engagée à «rassembler les hommes et les femmes de gauche, les écologistes et les humanistes pour qu’en 2012, demain, nous puissions rassembler les Français et la nation toute entière». «Nous rêvons d’un vrai changement au profit de tous, dont les mots se transforment en actes. Je suis enthousiaste d’aller à votre rencontre. Avec votre soutien, avec votre confiance, je prends devant vous l’engagement de la victoire en 2012.»

le site de campagne

Le Paradis au coeur de Paris

A signaler l’excellente initiative du collectif d’artisteH5 / Immorose.

 

« L’Ile de la Cité, chargée d’histoire et de flamboyantes traces du passé, s’ouvre à la modernité la plus aboutie. Ce coeur historique de Paris, Immorose le transmue en un coeur de ville exclusif, prestigieux, contemporain, battant au même rythme –celui du XXI° siècle- jour et nuit. Revisitée, restructurée,?réaménagée, revitalisée, enrichie, l’Ile de la Cité –paradis au coeur de Paris devient le must absolu du Grand Paris.

 

Immorose a confié à une équipe de jeunes architectes internationaux le soin de transformer l’île et de la faire entrer de plain-pied dans le XXI° siècle. Respectant au plus près les traces de plus de vingt siècles d’histoire, ceux-ci ont transformé ce musée d’architecture en un quartier vivant, vibrant, animé,?exemple exceptionnel de contemporanéité maîtrisée, performante et innovante. L’île devient ainsi le lieu de résidence, de loisirs et d’activités le plus couru, le plus exclusif, le plus inventif qui soit. “Paris est une fête” affirmait Hemingway. “Sans fin la fête” renchérissait Bakounine. L’Ile de la Cité repensée par Immorose est, aujourd’hui, le coeur, le centre de gravité de la fête. De toutes les fêtes ! »

 

Au cœur de l’île de la Cité, considérée comme le berceau de la ville de Paris, le promoteur Immorose Prestige nous convie à un véritable « Paradis au cœur de Paris », comme il est dit dans la vidéo de présentation du projet. Site internet, dossier et conférence de presse… tout a été fait pour que le projet fasse plus vrai que nature. Et on y croirait presque, tant les détails sont soignés.

 

Derrière cette agence immobilière pour le moins particulière, se cache le collectif artistique H5,déjà connu pour son intervention à l’occasion de la nuit blanche 2007.

 

 

L’équipe d’Immorose-Prestige a également organisé le samedi 2 juillet une grande flashmob pour soutenir son projet immobilier et défendre l’Hôtel Dieu. Une belle façon de mêler art et citoyenneté.