Albert Sernissi a écrit une longue page d’histoire du Parti socialiste dans le 4° arrondissement

Ce soir, il nous revient de vous faire part d’une information qui nous est parvenue en fin de journée, celle du décès du plus ancien de la section PS4, Albert Sernissi, dont la santé avait beaucoup décliné depuis deux ans.

Albert Sernissi dans Histoires, un film de Françoise Marie et Didier Saco

Albert Sernissi a écrit une longue page d’histoire du Parti socialiste dans le 4° arrondissement : entré dans la résistance en 1940, à l’âge de 16 ans, il a appartenu au réseau Libé-Nord et a rejoint la SFIO clandestine pendant l’occupation. Il a été, au coté d’un autre grand résistant socialiste de l’arrondissement, Roger Priou-Valjean, l’un des libérateurs de la Mairie du 4° en 1944. Dans cet arrondissement qu’il n’a alors plus quitté, il n’a ensuite jamais cessé de militer à la SFIO, puis au PSA/PSU à la fin des années 50, avant de revenir à la SFIO et de contribuer à maintenir une présence socialiste dans les années du gaullisme triomphant. Après le Congrès d’Epinay et le renouveau du Parti socialiste, il a été élu Conseiller d’arrondissement en 1983, puis à nouveau après les élections de 1989. Il a par ailleurs occupé de nombreuses responsabilités, notamment dans le monde combattant, sa deuxième grande passion après le PS.

 

D’origine italienne, ayant quitté l’école très jeune, Albert, qui allait sur ses 88 ans, avait une forte personnalité, un caractère entier, pas facile mais jamais indifférent, toujours passionné.

Décidément, une politique à contretemps

Moins de 100 jours nous séparent du 1er tour de l’élection présidentielle et force est de constater que nous sommes entrés  pleinement dans la campagne. Les attaques fusent contre notre candidat, de la plus stupide aux plus élaborées. Ce qui est certain, c’est qu’il ne faut pas se laisser enfermer dans le jeu de la  droite qui consiste en permanence à créer la dispersion et la confusion pour mieux faire diversion.

Les exemples sont nombreux relance hypothétique de la taxe Tobin, de la TVA sociale…. Et pendant ce temps les scandales les plus crapuleux continuent. J’en veux comme preuve celui qui a éclaboussé l’IGS – la police des polices – dont il s’avère que des fonctionnaires ont sciemment produit des faux pour écarter un de leur collègue, de gauche. A moindre échelle, les agissements de la police dans notre arrondissement dimanche dernier qui a cherché à interpeller des camarades communistes vendant l’Huma, doivent être dénoncés. S’ils n’étaient pas pathétiquement ridicules (nos camarades sont présents depuis 50 ans à cette intersection), ils ne sont pas moins le reflet d’une politique du tout sécuritaire qui ne répond pas aux enjeux de nos concitoyens.

La perte du « triple A » nous a également offert une communication gouvernementale d’une rare bêtise. Voilà des mois que le  Président Sarkozy avait fait de cette note le saint graal de sa politique économique et voilà que sa dégradation est considérée comme un non-événement. Elle illustre surtout la schizophrénie du gouvernement qui détricote déjà au bout de 4,5 ans ce qu’il a entrepris en début de mandat. Et dans le même temps, François Fillon, officiellement investi candidat pour la députation à Paris, n’a   rien trouvé de mieux que de chercher à bloquer le projet de reconquête des voies sur Berges. Décidément, une politique à contretemps.

 

Des militants communistes interpellés… pour avoir vendu l’Humanité !

Ian Brossat, Président du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche au Conseil de Paris, nous informe ce que dimanche matin, 8/01/2012, des militants communistes se sont fait interpeller rue Rambuteau par la Police, alors qu’ils vendaient l’Humanité, au motif qu’ils troublaient « l’ordre public ». Parmi eux, se trouvait Evelyne Zarka, adjointe au maire du 4ème arrondissement de Paris.

Depuis quand des militants poliitiques allant de manière tout à fait courtoise à la rencontre des gabitants, constituent-ils une menace ? Ce genre de pratique est indigne de notre police nationale.

A propos d’un « sale mec »

Cette semaine a été marquée par une série de petite phrase dont les médias sont friands. L’expression « sale mec », que François Hollande a utilisé au cours d’une rencontre « en off » est sans doute celle qui a le plus fait parler d’elle. De quoi s’agit-il exactement ? D’une expression sortie de son contexte, François Hollande se plaçant à la place du futur candidat Nicolas Sarkozy. Dans le texte, cela donne « Je suis le président de l’échec, je suis un sale mec, mais, dans cette période difficile, je suis le seul capable, j’ai le courage.. ».

 

En réaction, Nadine Morano, elle qui n’hésite pas à dégommer tous ceux qui lui déplaisent avec sa gouaille vulgaire s’est emportée, notamment via twitter, allant jusqu’à demander des excuses publiques. Qu’avons nous fait ? Nous nous sommes engouffrés dans cette faille médiatique qui n’avait pour seul objectif de nous faire passer à côtés de vrais sujets : ceux de l’emploi, de l’économie, de la crise de l’Euro. Or, l’attitude de Nadine Morano révèle avant tout la vacuité des propositions du « non-candidat » Sarkozy à la présidentielle. La présidentielle repose bien sur l’image et les déclarations solennelles, mais doit aussi reposer sur les idées.

Le rituel des vœux de début d’année ne nuit pas forcément à la sincérité

Le rituel des vœux de début d’année ne nuit pas forcément à la sincérité. Permettez-moi ainsi de vous souhaiter une très belle et joyeuse année 2012. Je crois pouvoir dire que nous formons tous le même vœu, celui d’une année électorale qui portera les Socialistes au pouvoir pour insuffler un nouveau souffle sur une France meurtrie.

 

Les crises – sociales, environnementales, économiques – semblent se succéder les unes aux autres et les médias se font régulièrement l’écho du rejet des élites par une partie de la population et en particulier des jeunes, d’une défiance envers notre système – exprimant un sentiment de déclassement social. Plus que jamais, nous devons recréer la confiance et l’optimisme. Les prochains moins seront intenses mais la promesse de changement forte.

 

Retrouvez les voeux de François Hollande sur son site