Être au service des autres est sans doute l’une des plus belles missions citoyennes

Les débats politiques télévisés affichent parfois un style convenu où chacun joue son rôle aussi strictement qu’une partition de musique. Cette semaine, pourtant, nous avons pu assister à deux grands moments télévisuels. Jeudi, l’émission de Pujadas, Des Paroles et des actes, voyait se confronter Henri Guaino et Marine Le Pen. Alors que ce premier s’évertue à nous expliquer que l’UMP ne chasse aucunement sur les terres frontistes, qu’avons nous vu ? Une aimable conversation de salon sur un ton aimable, mesuré, respectueux. A aucun moment Guaino n’a cherché à mettre en difficulté son interlocutrice. En revanche, il a fait preuve de bien moins de courtoisie ce samedi lors de l’émission La Voix est Libre sur France 3 où il débattait avec Jérôme Guedj. Alors que le Président PS du Conseil général de l’Essonne qualifiait de « délétère » et « d’indigne » le débat sur l’identité nationale, Guaino s’en est violement pris à son contradicteur.

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Toujours jeudi soir, Marine Le Pen était invitée à débattre avec Jean-Luc Mélenchon. Mais de débat, il n’y en a point eu puisque le Président du Front de Gauche, dixit Le Pen « est un leurre, or, on ne débat pas avec un leurre, et encore moins avec la voiture balai du Parti Socialiste ». Étranges débats politiques qui voient une présidente de parti accepter de débattre avec un conseiller du Président de la République (qui par définition n’a pas vocation à apparaître sur les plateaux) mais qui refuse de dialoguer avec un homme politique désigné par les siens pour les représenter à l’élection suprême. Dans la même veine, Eva Joly voyait sa candidature remise en cause par Natacha Polony dans l’émission « On n’est pas couché » au motif que Nicolas Hulot aurait fait un « bien meilleur candidat », oubliant que là aussi elle avait été largement élue par les militants et sympathisants d’Europe-Ecologie-Les Verts.

Triste constat d’un débat politique nivelé par le bas par ceux-là même qui critiquent ce cirque médiatique auxquels sont exposés les Français. La politique est une affaire trop sérieuse pour que l’on s’en moque. Il ne s’agit pas seulement de porter ses idées, ses valeurs, ses engagements mais il faut également se comporter de manière exemplaire et en adéquation avec ses paroles. Être au service des autres est sans doute l’une des plus belles missions citoyennes, mais également l’une des plus exigeantes. Et les électeurs savent nous le rappeler.

L’égalité des droits, c’est maintenant !

« J’ouvrirai le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels. » C’est l’un des 60 engagements pour la France présentés aujourd’hui par François Hollande. C’est donc sans ambigüité que le candidat socialiste à la Présidence de la République affiche sa volonté d’une égalité des droits pour les couples de même sexe.

Parmi les 60 engagements pour la France de François Hollande, l’engagement 31 est consacré à l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels. Avec cet engagement, François Hollande réaffirme sa volonté de lutter contre l’homophobie et d’assurer l’égalité des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans). Cet engagement concerne également leurs proches, leurs familles, leurs amis, leurs collègues… Ouverture du mariage à tous les couples, adoption ouverte à tous les couples mais aussi don du sang, lutte contre l’homophobie à l’école, possibilité pour les personnes trans de changer leur état civil sans condition médicale… l’engagement 31 de François Hollande peut changer la vie de chacun au quotidien.

Les socialistes ont déposé à de nombreuses reprises au cours des dernières années à l’Assemblée nationale et au Sénat des propositions de loi ouvrant le mariage et l’adoption à tous les couples. La majorité sortante y a systématiquement répondu par un rejet massif, des dérapages verbaux et des pétitions hostiles. En 2007, Nicolas Sarkozy avait annoncé son intention d’ouvrir aux couples de même sexe une union civile et un statut du beau parent. En 5 ans, il n’a rien fait.

A l’instar des socialistes espagnols et des socialistes portugais, les socialistes français entendent faire progresser le droit, la société et le respect des individus. C’est avec la victoire de François Hollande en 2012 que la France reprendra le chemin de l’égalité qu’ont déjà emprunté l’Afrique du sud, l’Argentine, la Belgique, le Canada, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède…

 

Pour permettre à chacun de s’approprier l’engagement 31 et d’exprimer ce qu’il va changer dans sa vie, HES a lancé un site : http://mon.engagement31.fr/. Les visiteurs du site pourront choisir une ou plusieurs des propositions de François Hollande en faveur des droits pour les personnes LGBT, et raconter comment cette dernière va changer leur vie.

Dans un élan mesuré de compassion, une courte fenêtre s’ouvre sur la vie de millions de Français

Un froid polaire s’est abattu sur l’Europe et les images des villes paralysées par la neige font l’ouverture des journaux télévisés. Chaque année, c’est la même rengaine. Et chaque année, dans un élan mesuré de compassion de nos journalistes, une courte fenêtre s’ouvre sur la vie de millions de Français qui n’arrivent pas à se chauffer ou pire à se loger correctement. Notre pays compte plus 8 millions de personnes vivant sous le seuil symbolique des 1000 euros par mois, à peine un SMIC. En 2007, nous avons tous le souvenir d’un Nicolas Sarkozy fixant l’objectif de réduction de la pauvreté d’un tiers en 5 ans. Qu’en est-il aujourd’hui ? Trois cents mille personnes sombrent chaque année dans la misère.

En 1954, l’Abbé Pierre lançait un appel de colère face à cette pauvreté. S’en suivit la création d’Emmaüs puis de la Fondation Abbé Pierre. Nombreuses sont les associations et les fondations à agir. Sans doute avons-nous cru que cela suffirait à résorber le mal-logement, la précarité, la détresse ; se dédouaner et se reposer sur les acteurs de la société civile. A l’occasion de la présentation du rapport annuel de la Fondation, les JT ont repris en coeur les images bien huilées du défilé des candidats à la Présidentielle venus s’engager. Mais cet intérêt a été de courte durée, les caméras s’étant vite détournées sur un François Hollande enfariné.

Avons-nous seulement conscience, que chacun d’entre nous peut – et nous ne le souhaitons à personne – perdre son travail, perdre son logement, perdre pied ? Le modèle social mis en place par le Conseil national de la Résistance a certes un coût élevé, personne ne peut le nier, mais offre une liste infinie d’avantages pour l’ensemble de notre pays : il garantit une société solidaire qui n’est pas basé sur le profit individuel. Quand on sait qu’il faut autant de temps pour sortir de la spirale de la précarité que de temps pour y rentrer, il est de notre responsabilité d’agir. Il est inadmissible qu’en 2012 il faille choisir entre se nourrir, se soigner ou se chauffer. Il nous est interdit de nous résigner.

 

François Hollande propose quant à lui la construction au cours du quinquennat de 2,5 millions de logements, dont 150 000 logements très sociaux, grâce au doublement du plafond du livret A ; l’encadrement par la loi des montants des loyers lors de la première location ou à la relocation ; la mise place pour les jeunes d’un dispositif de caution solidaire.