14 millions de bénévoles en France

Avec plus de 14 millions de bénévoles, 1,8 millions de salariés, les 1,3 millions d’association ont le vent en poupe. Les chiffres font rougir : environ 8% de l’emploi salarié avec une progression deux fois plus rapide que la moyenne nationale (entre 1999 et 2005), un budget total de 70 milliards d’euros, 37 000 nouvelles création chaque année… Mais avec la crise mondiale, les réformes des collectivités locales, la dynamique globale du secteur souffre, et au-delà de la crise des vocations bénévoles, des tensions se font sentir sur les budgets.

 

C’est dans ce contexte que François Hollande, invité de la Conférence permanente de la coordination associative (CPCA) a pris des engagements, dans le cadre de sa campagne :

 

– rencontrer lui-même, une fois par an, l’ensemble du monde associatif pour évaluer les politiques publiques et pour favoriser l’engagement des citoyens et à consulter les associations dans le cadre de la préparation de l’acte 3 de la décentralisation.

 

– sécuriser les financements associatifs en tenant compte de leur spécificité, en renforçant la pluriannualité et la diversité des sources de financements, y compris le don.

 

– favoriser la validation des acquis de l’expérience et créer un « congé engagement » pour permettre aux responsables associatifs de disposer d’une disponibilité au sein de leur entreprise.

 

– créer 100.000 services civiques en respectant l’esprit d’engagement de ce dispositif.

 

– créer 150.000 emplois d’avenir, essentiellement des emplois associatifs.

 

Interrogé sur les trois mots qui caractérisent, selon lui, les associations, François Hollande a répondu : « Intérêt général, engagement et utilité ».

 

L’engagement bénévole s’inscrit sans aucun doute dans une démarche altruiste sans recherche d’une reconnaissance quelconque mais au service des autres. C’est là toute la beauté du monde associatif mais qui ne doit pas occulter les réelles difficultés du secteur. Les citoyens veulent de plus en plus être les acteurs de leurs propres vies dans une société où le temps de travail se réduit de manière structurelle et où le temps consacré aux loisirs augmente. La matière grise, la connaissance, le savoir, sont désormais des atouts dans la vie du citoyen ; culture et éducation construisent, émancipent, constituent la colonne vertébrale de notre société, elle permet de créer ce qu’il est convenu d’appeler du vivre ensemble. Et les associations en assurent une large part.

 

Préparer le tourisme de demain

L’attractivité de nos territoires est une préoccupation constante de ses acteurs économiques, culturels et touristiques. La France est ainsi la première destination touristique mondiale, mais troisième en termes de recettes. Ces 76 millions de visiteurs annuels représentent une réalité économique bien tangible : le premier secteur d’activité en France, soit plus de 6% du PIB français (220 000 entreprises et près de 900 000 emplois directs dans les seuls secteurs de l’hébergement et de la restauration). Et pourtant, il n’existe qu’un simple secrétariat d’Etat « du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation » rattaché au Ministère de l’économie, des finances et de l’Industrie. Ouf, avec une telle appellation, le tourisme est sauvé !

 

Pourtant, si la France dispose d’incomparables atouts : sa position géographique, la variété de ses paysages et climats, un patrimoine exceptionnel, une gastronomie réputée mondialement (la liste est longue), la bataille que se livre le monde entier pour attirer des touristes est forte. Des initiatives ont fort heureusement émergé ces dernières années : la création d’Atout France, fusion d’Odit France et des Maisons de la France, un nouveau maillage territorial des offices de tourismes, un essor des comités départementaux et régionaux du tourisme, du rôle des Pays, etc…. Mais ces efforts ont besoin d’être coordonné au plus haut et seule une volonté politique forte pourra donner une véritable impulsion à ce secteur économique, qui rappelons-le, n’est pas délocalisable.

 

Le Réseau des destinations départementales (RN2D), en lien avec l’Assemblée des Départements de France, a entrepris, à la veille de l’élection présidentielle, une vaste démarche de sensibilisation des élus et des acteurs locaux et propose 12 ambitions pour préparer le tourisme de demain :

 

– Renforcer la prise en compte du tourisme par l’Etat

– Mettre en place une nouvelle gouvernance touristique entre l’Etat et les territoires

– Développer de nouveaux financements pour l’action publique

– Développer des modèles de coopération inter-territoires intelligents et sur mesure

– Reconquérir la place de première destination mondiale et valoriser la marque France

– Redonner au tourisme son statut économique leader et promouvoir l‘innovation et la R&D

– Consolider la connaissance statistique, la veille concurrentielle pour un marketing plus efficace

– S’engager sans réserve dans une démarche d’amélioration de la qualité

– Faire du tourisme un modèle de développement durable

– Reconnaitre le rôle moteur pour l’emploi du tourisme

– Faire du tourisme une discipline à part entière en termes de formation

– Lutter contre les déserts numériques pour équilibrer les chances des territoires

 

Il est donc indispensable d’investir et d’innover pour que le Tourisme, essentiel pour notre Pays, tant en termes de devises, d’emploi que d’image, soit considérer à sa juste mesure.

En ballotage

A 23 ans, Édouard Courret (Arthur Molinier) a tout pour réussir : il est jeune, il est beau, il est ambitieux et il se présente dans les pas de son père pour devenir député. Édouard est de droite, comme son père (Cyril Necker), ancien ministre conservateur – frappé d’inégibilité, et promis à un avenir brillant. Un seul grain de sable vient enrayer cette belle machinerie bien huilée : le brillant politicien est amoureux d’un garçon (Sebastien Toustou) depuis 3 ans mais s’affiche aux bras de sa dulcinée (Chiara Capitani) pour ne pas déplaire à ses électeurs… et à son père.

 

Telle est l’intrigue de la pièce de Benoit Masocco , la confrontation de l’homosexualité dans le débat politique, avec en filigrane une question : comment être en cohérence avec soi-même, entre « l’être » et le « paraître ». La pièce porte avec conviction ces débats de société, qui ne semblent plus qu’enflammer la classe politique la plus rétrograde. Une partie des dialogues reprend fidèlement les propos les plus acerbes de quelques femmes et hommes politiques toujours en exercice, qui du débat sur le Pascs jusqu’à nos jours, n’ont eu de cesse de porter sur la place publique des propos homophobes les plus outranciers.

 

La classe politique qui devrait être le reflet de notre société, à l’écoute de ses valeurs, et qui devrait appréhender son évolution est dépeinte ici avec un regard acerbe et aiguisé dans ses pires travers. De Christian Vanneste – Député UMP (« Vous ne pouvez pas nier que l’homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité ») à Christine Boutin – du Parti Chrétien-Démocrate et récemment ralliée à Nicolas Sarkozy (« Où placera-t-on la frontière, pour un enfant adopté, entre l’homosexualité et la pédophilie ») en passant par Sarkozy pour qui l’égalité des droits est une « mode du moment‘ », tous les clichés sur l’homosexualité y passent pour mieux le confronter à l’absurdité d’une réalité bien différente.

 

(c) par le collectif Basse Intensité

Une pièce qui mélange donc humour et activisme politique, servie par des comédiens convaincants. A voir pour se détendre à l’aube d’une élection, qui on l’espère, permettra de tourner la page de cette société qui refuse encore que deux hommes ou deux femmes, puissent tout simplement s’aimer…. et qui nous interroge nous-mêmes – militants politiques sur la propre adéquation de nos discours et de nos combats, avec le plus intime de nous-mêmes.

 

Du 16 Février au 05 Mai 2012, Jeudi, Vendredi, Samedi à 19h30 au Théâtre Clavel, 3 rue Clavel 75019 – Métro : Pyrénées / Réservations : 07 70 88 11 99

www.enballotage.com