« Mon combat pour Paris » : publication de l’ouvrage d’Anne Hidalgo

Crédit photo : René Jacques

Ce 19 mars, Anne Hidalgo présentait son livre « Mon combat pour Paris – Quand la ville ose » au Comptoir général dans le 10è arrondissement.

Une très bonne lecture donc à vous conseiller pour une candidate Maire de Paris que je soutiens pleinement !

Extraits :

“ J’aurais pu être Ministre, on me l’a proposé. Mais mon ambition est ailleurs. Je suis candidate pour devenir la prochaine maire de Paris. Contrairement à d’autres, je ne considère pas cette fonction comme un marchepied vers un destin national, mais comme un travail à plein temps. Paris se suffit à lui-même. Paris est un lieu pour agir ! Paris est, aussi, ma ville, celle où j’ai planté mes racines voici près de trente ans.

 

 » Quand elle est arrivée à la mairie, en 2001, l’équipe municipale a hérité d’une cité endormie, repliée sur son passé romantique et glorieux. On comprend la tentation, la ville est si belle. Mais la beauté de Paris passe aussi par l’audace de la création, par le génie de l’invention, par la vie qui s’y déploie. La chanson, le cinéma, la littérature sont mes passions et m’accompagnent. Paris est une source permanente d’inspiration.

 

 » Bertrand Delanoë a su rendre à la ville son honneur, sa beauté et son intégrité, avec le goût d’innover. Et, aujourd’hui, « ma » ville a repris son rang parmi les grandes métropoles mondiales. Elle montre le chemin en matière de politique sociale, d’urbanisme, d’architecture, d’écologie, de modernité, de culture, d’intelligence… Je participe activement à cette transformation. J’en suis heureuse.

 

 » Paris, j’en rêvais depuis mon enfance. Aujourd’hui, je vis et je travaille pour les Parisiens, à l’échelle nouvelle du Grand Paris. Les défis que nous avons à relever sont ceux d’une ville monde de 2,3 millions d’habitants, au coeur d’une métropole de 10 millions qui n’a pas été conçue pour accueillir une telle population. Dans les dix ans qui viennent, il faudra améliorer les transports, construire des logements – en particulier pour les jeunes et les classes moyennes –, développer l’activité et l’emploi, engager résolument la transition énergétique, assumer notre responsabilité face aux dérèglements climatiques, inventer le Paris numérique, créer une cité accueillante pour les familles dans un cadre de vie de qualité, être capables de vivre ensemble avec nos multiples différences, en donnant un cadre concret à la devise et à la promesse républicaines. Paris et la République sont indissociables.

 » Mais la campagne des municipales sera rude, tant la mairie est convoitée. Rien de surprenant, Paris vaut bien une bataille ! J’y prendrai toute ma part en rassemblant les femmes et les hommes qui apportent leur énergie à la ville et en partageant un projet pour notre avenir. Cette élection est le rendez-vous démocratique des Parisiens avec leur histoire.

 » Des controverses, il en pleuvra – il en pleut toujours sur cette cité rebelle. Je n’ai pas l’intention de les esquiver, même si elles fâchent. J’écris ce livre pour les affronter à la lumière de mon expérience, pour partager mes questionnements, mes choix et mes convictions. Qui a le droit d’habiter à Paris ? Comment vivre ensemble ? À bas les tours ? Haro sur l’automobile ? Paris, ville musée ? Le Grand Paris est-il l’avenir de tous les Parisiens ?… Paris est une capitale européenne et mondiale, confrontée aux grands défis de la planète, mais c’est une cité vivante, agréable, créative, ingénieuse, bouillonnante. Or Paris, avec le Grand Paris, peut encore plus, encore mieux pour les siens. En cette époque d’airain, Paris doit représenter un havre, un recours, un guide. Certes les problèmes auxquels nous sommes confrontés en ce début de XXIe siècle sont d’une grande acuité, d’une difficulté rare, mais avec Paris comme boussole, avec cette histoire puissante, il nous est possible de trouver les solutions. Or j’adore trouver des solutions. »

 

 Le site d’Anne Hidalgo

Les associations : acteurs du développement des territoires

France Activeréseau de proximité solidaire qui depuis près de 25 finance les d’emploi – et la Conférence Permanente des Coordinations Associatives (CPCA) nous invitent à découvrir le premier web documentaire consacré au rôle des associations dans le développement économique des territoires.

Plus de 13 millions de bénévoles au sein de plus d’un millions d’associations œuvrent pour le soutien scolaire, l’aide au plus démunis, la pratique sportive amateur, l’accès à la culture, la restauration du patrimoine….

Bien souvent invisibles, toutes ces actions du quotidien sont pourtant indispensable et créent le ciment de notre société. Les associations sont aujourd’hui des moteurs incontournables des territoires  en termes de développement économique mais aussi sociales.

France active et la CPCA insistent sur le rôle que jouent depuis les années 1950 les acteurs associatifs : « porteuses d’une autre approche du développement, les associations ont depuis toujours inscrit leur action au plus près des besoins des territoires, en apportant aux populations des services essentiels à la qualité de vie. Par leur mission d’utilité sociale, elles disposent d’une solide connaissance des habitants et de leurs besoins. Par leur poids économique, elles participent à la production de biens e t de services. Pour l’Etat et les collectivités locales, les associations constituent un levier important des politiques publiques. Elles rassemblent des projets très divers qui irriguent l’ensemble de l’économie locale. Dans le contexte actuel de remise en cause de l’économie « classique » marqué par la nécessité de replacer l’humain au centre, les associations représentent une force, une souplesse, une inventivité dont la société ne peut se passer. Caractérisées par leur ancrage local historique, elles constituent une opportunité pour permettre le développement d’une économie de proximité et favoriser la croissance durable que la société appelle de ses vœux ».

Face à une mutation de la société, à une crise qui n’en finit pas de durer, à la décentralisation, à une mutation de leurs financements publics et privés, les associations ne cessent de s’adapter. 6 propositions sont ainsi formulées à l’issue de ce documentaire :

1/ favoriser l’hybridation des ressources associatives pour permettre au secteur de se développer :
– clarifier les liens entre statut fiscal et système de ressources des associations et repréciser la notion d’intérêt général. L’intérêt général doit être défini par l’objet et le territoire d’intervention de l’association et non dépendre de l’interprétation de l’administration fiscale.
– permettre à une association fiscalisée de faire bénéficier à ses donateurs du régime fiscal du mécénat
– faciliter et accompagner les associations pour la mobilisation des fonds européens

2/ Accompagner les mutations du secteur associatif : évolution des modèles économiques et changement d’échelle. Organiser et coordonner l’offre d’accompagnement dans les territoires et conforter les réseaux et fédérations dans leur fonction d’appui et d’outillage auprès de leurs membres et renforcer la capacité d’action du Dispositifs Local d’Accompagnement (DLA)

3/ Favoriser la constitution de fonds propres associatifs.

4/ Inscrire la subvention dans la loi : donner une définition légale de la subvention, en créant un régime d’attribution sécurisé compatible avec les règles du droit national et communautaire.

5/ Définir une procédure sécurisée d’appel à initiatives comme un des modes possibles d’attribution de subventions.

6/ Informer et accompagner les services de l’Etat et les collectivités à l’utilisation de ces cadres sécurisés, et à appréhender la notion d’intérêt général dans le sens de la réglementation européenne

 

A voir sur : http://webdoc-cpca.franceactive.org/