Pour un discours sur la Fraternité

« Une politique, quelle qu’elle soit, ne saurait rassembler, unir, fédérer ceux et celles qui sont appelés à la soutenir, si elle ne s’appuie pas sur un socle de croyances qu’elle prend soin d’entretenir. » Je ne garantis pas la conformité exacte des propos repris par Marc Crépon dans un récent article du Monde mais voilà ce que rappelait Péguy aux socialistes avant la 1ere Guerre Mondiale. Si le socialisme veut avoir prise sur le réel, il faut qu’il ait à proposer autre chose que le seul concept de changement et qu’il offre une espérance dans l’avenir. Si notre socle commun de valeurs (que je préfère à croyance) n’est pas brandi comme un étendard, le vide sera vite comblé par d’autres croyances… Il n’y a aucune forme de nostalgie dans mes propos, ni coup de gueule, mais conspuer le FN ne constitue pas en soit un discours qui permet au peuple de gauche de porter le progrès social ! A nous de proposer un discours sur la Fraternité (donc le vivre-ensemble, terme aujourd’hui vidé de son sens) qui incarne nos valeurs et cette intangible croyance dans notre identité de socialiste qui permet l’émancipation des individus.

« Une politique, quelle qu’elle soit, ne saurait rassembler, unir, fédérer ceux et celles qui sont appelés à la soutenir, si elle ne s’appuie pas sur un socle de croyances qu’elle prend soin d’entretenir. »